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mardi 5 décembre 2017

...il faut le dire aux Indiens

(Mise à jour le 5 décembre 2017)

Un nouveau nom pour le blogue

La Nouvelle-France en héritage 

Nous estimons qu'il faut rappeler la continuité des fondateurs de cet Amérique du Nord qui a poussé en Acadie et sur les rives du Saint-Laurent avec nos identités nouvelles. Pourquoi ? Pour ne pas oublier notre identité néo-française qui en est l'assisse commune.

La Nouvelle-France demeure le seul repère commun des francophones catholiques d'Amérique, il n'y a pas d'autre « appellation » chez les descendants des vaincus qui puisse encore servir de liant dans le sens profond de la transcendance.


De 1603 à 1763, et même longtemps après, s'est déroulée sur le continent la plus extraordinaire rencontre entre des Européens et des peuples indigènes. Une histoire d'alliances et d'intrépides gagnants qui explorèrent, nommèrent et entreprirent de peupler les deux-tiers du continent. Si la Conquête anglo-saxonne mît fin au régime français sans le mater - les Anglais mirent plus d'un siècle pour en venir à bout avec la pendaison de Louis Riel - il faut tâcher de garder vivant ce morceau fondateur de notre histoire qui est le seul à pouvoir nous fournir l'inspiration haute pour continuer. Conservons le titre de peuple distinct en Amérique et de fondateur du Canada.

Le retour aux sources radical est un défi au mondialisme hors sol.
Il défie la société anonyme des déracinés.
L'enracinement revendiqué, dans un sol et dans une histoire, permet de donner une assise plus profonde aux identités.
Pour une appartenance verticale, à la fois Néo-française, Canadienne, Canadienne-française, Acadienne, Autochtone-indigène, Québécoise et francophone d'Amérique. Cette identité est celle des descendants des vaincus.

Ce nouveau nom du blogue annonce qu'il sera l'occasion de s'intéresser à la disparition de cette autre Amérique par l'action suprémaciste des Anglais et du fédéralisme canadien. Une oeuvre de violence ponctuelle, dépourvue de bienveillance pour les vaincus, déterminée à maintenir l'inégalité de traitement et l'absence de réconciliation dans son établissement. Aussi, quand on comparera son régime à des constitutions fédérales organiques qui existent ailleurs dans le monde, on pourra juger.

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C'est la guerre de la mémoire qui se livre. Elle est là pour nous rappeler et rappeler au deuxième Canada, celui d'après 1763 - et aux États-Unis - qu'il y eut avant une autre histoire qui n'était pas faite que de conquêtes militaires. Guerres indiennes aux États Unis, répression des ambitions politiques des métis au Manitoba et en Saskatchewan, et refoulement des peuples indiens dans des réserves à partir du régime anglais. Comme les anglo-saxons l'ont fait un peu partout dans le monde, ils le firent ici.

C'est la guerre de la mémoire. Elle est là pour rappeler qu'il y eut un autre Canada. Et une autre Amérique. Il y eut une histoire coloniale positive qui ne faisait que des gagnants. Les descendants des vaincus n'ont rien à se reprocher en ce qui concerne l'existence des «réserves» et la Loi indienne du deuxième Canada. Il faut le rappeler aux Indiens, nos frères dans l'aliénation. Il faut leur rappeler les noms de Pontiac et de Riel. Et il faut rappeler au deuxième Canada qu'il est celui qui a créé le problème indien dans les termes qu'il se pose aujourd'hui.

Quand on considère que cette rencontre était inévitable, rappelons-nous qu'elle a été la plus féconde de toutes entre les deux civilisations, entre l'Europe et l'Amérique, rappelons-nous qu'elle a été actée en Nouvelle-France, avant le deuxième Canada.

Renouer avec cette «Autre Amérique du Nord»

Le renouveau politique des identités issues de la Nouvelle-France veut renouer avec ce passé exceptionnel; s'appuyer sur lui pour recréer dans la chaire d'aujourd'hui cette «autre Amérique» respectueuse des uns et des autres. Pour que jamais elle ne s'éteigne !


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